Il y a quelques temps que je n'ai pris le temps d'écrire sur ce blogue. Mon temps se trouvait plus utile ailleurs. Je n'en suis pas moins convaincu de la qualité des idées que je défend depuis son ouverture. Encore plus que jamais ces idées se doivent d'être bien comprises, car elles s'avèrent maintenant nécessaire dans la ligne de temps de notre civilisation.
Il fut un temps où la montée d'un état providence, d'un modèle syndicale qu'on connaît et de la protection du plus faible s'avérait nécessaire. C'était une route qu'on se devait d'emprunter en tant que peuple, car il nous fallait, ensemble, se retrousser les manches et reprendre le pouvoir sur notre destinée. Certains se confondront à penser que notre étatisation à servi notre développement économique. Qu'elle a servi le progrès. Qu'elle a fait de nous ce que nous sommes. Je crois plutôt que ces derniers sont le fruit d'un effort collectif, de l'exploration de notre potentiel et de la réalisation de nos ambitions. L'étatisation n'était que le moyen qu'on a utiliser pour concrétiser nos pulsions. Loin de moi l'idée de vouloir juger de la pertinence de la chose dans les années '60, mais il faut admettre qu'aujourd'hui nos institutions sont encrassés, que le modèle, à l'époque espérée, est dénaturé et qu'un sérieux ménage doit être fait.
En 2011, les gens sont éduqués, l'information est accessible et nous n'avons plus à avoir peur de se faire exploiter par les méchants "Rednecks". En 2011, les gens sont outillés pour faire face à la vie et l'information est accessible pour ceux qui sentent qu'ils ont des lacunes. L'état n'a plus besoin de nous prendre par la main pour que nous sachions qu'on doit s'éduquer pour réussir dans la vie, que nous sommes en droit de réaliser ce qu'il y a de mieux pour nous et, par dessus tout, que nous soyons apte à s'occuper nous-même de notre qualité de vie.
Plusieurs personnes pensent à tord que l'état est nécessaire pour assurer le bien commun, pour assurer l'égalité ou pour "gérer" la direction de l'économie. Pourtant, l'économie n'est pas quelque chose que l'on peut gérer. L'économie c'est tout simplement la somme des interactions entre des individus libres. Peu importe les règles que l'état peut essayer de mettre en place, tout le monde, sauf rares exceptions, vont faire le maximum pour utiliser ces règlements à leur avantage. Il y aura toujours des gagnants et des perdants et ce, peu importe le système. C'est malheureux, triste et dans un monde idéal personne ne voudrait que ce soit ainsi, mais la nature est ainsi faite. On ne peut s'y contraindre.
Ensuite, l'état ne peut assurer le soit-disant "bien commun" par lui-même. L'état n'existe pas. L'état n'est qu'un regroupement d'individu qui travaille pour l'atteinte d'objectifs: ce qui n'est pas mal en soit. Là où le bas blesse, c'est quand les individus s'approprient des droits sur les autres qu'ils n'auraient pas individuellement. On se trouve dans une situation où certains seront lésés, oubliés, mis de côté ou, encore pire, avantagés par les actions de ce même groupe d'individus. Pourquoi doit-on passer par l'état pour assurer le bien commun?
Comme l'état est un regroupement de personnes qui puisent ses ressources de l'ensemble des gens, pourquoi doit-on nécessairement instaurer un état pour arriver à ce but. Si les gens considèrent important d'aider son prochain, les gens le feront de toute façon. Est-ce qu'on vous met un gun sur la tempe pour vous obliger d'aider les autres? Avez-vous déjà aidé un ami qui déménageait? Avez-vous déjà donné à une oeuvre de charité? Avez-vous déjà aidé quelqu'un à ramasser ses choses? Avez-vous déjà déposé un collègue chez-lui? Avez-vous déjà donné à un sans-abris? Avez-vous déjà hébergé quelqu'un chez-vous pour l'aider à traverser une mauvaise passe? Avez-vous déjà été aidant naturel? Je pourrais continuer ainsi très longtemps. Les humains sont des êtres sociaux et ils sont naturellement portés vers la solidarité. Ceux qui pensent le contraire, libre à vous, mais je fais parti de ceux qui font confiance à l'être humain.
Il y a 4 façons de gérer de l'argent. On peut gérer notre argent pour nous-même. On s'assure ainsi d'avoir le maximum pour un prix minimum. On peut gérer notre argent pour quelqu'un d'autres (un cadeau par exemple). On va encore s'assurer d'avoir le maximum pour un prix minimum, mais on a aucune garantie de ce maximum (l'utilité que la personne en trouve) sera aussi élevé pour l'autre personne que pour nous. On peut aussi gérer l'argent des autres pour nous. Alors là, on s'assure d'obtenir le maximum peu importe le prix (souvent trop élevé). On peut encore gérer l'argent des autres pour les autres. Alors là, on se fiche pas mal de l'utilité et du prix. C'est exactement ce qui se passe avec l'état. En utilisant l'état pour aider les démunis, on confie notre argent à quelqu'un qui en fait bénéficier quelqu'un d'autre. On arriverait avec une efficace bien supérieur en gérant nous même notre argent. On pourrait ainsi donner de notre temps, de notre argent ou autre à ceux qui, à notre avis, l'utilise le mieux ou le mérite le plus. Chaque décision individuelle s'assurera d'aider le maximum de gens, car personne n'a les mêmes valeurs et personnes n'a les mêmes priorités. Au moins, on s'assurera de faire la maximum avec les ressources disponibles.
Tous ensemble nous pouvons faire un monde meilleur. Certains préfèrent donner argent, d'autres temps, d'autre encore de se faire une carrière professionnelle à aider les autres, mais au moins, on s'assure de l'efficacité des mesures. Les gens réapprendraient ainsi à se responsabilisés et je parie même que les parents seraient plus présent pour leurs enfants. Au lieu de les "pitcher" dans un CPE étatique, puis dans une école étatique, se faire soigner dans un système étatique, les gens prendraient leurs responsabilités et s'occuperaient de leur monde, mais ça c'est une simple théorie personnelle...
mercredi 26 janvier 2011
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