Est-ce moi ou on nous prend vraiment pour des valises. Je crois qu'on assiste au dévouement inévitable des 40 années qui nous précèdent. Un jour ou l'autre la pensée magique doit cesser, un jour ou l'autre on doit payer. On doit un jour payer nos dettes et le moment fatidique arrive. Ceux qui en ont profité n'auront pas à payer... Depuis 40 ans on entend un discours unique sur le rôle que doit prendre l'état dans une société et les véritables débats se trouvent au niveau de comment trouver plus d'argent et quelle quantité doit-on voler aux travailleurs pour faire vivre les plus lâches du groupe. (Oui, certaines personnes ont véritablement besoin d'aide et ce n'est pas d'elles dont je parle...).
Le dernier budget Bachand est un bel exemple. On nous fait semblant que le gouvernement fait 62% de l'effort pour rétablir les finances alors que c'est faux. Premièrement, il est à mentionner que c'est le gouvernement qui s'est mis dans cette merde et que, qui plus est, il utilise la force pour continuer ses dépenses folles. Les pauvres individus qui composent cette société sont contraints de payer pour les décisions d'autrui sans droit de veto d'aucune sorte...
Ensuite, on oblige les familles à débourser 1000$ de plus par année pour continuer d'engraisser le régime sans rien obtenir de plus en retour. Dans un libre-marché, les clients choisiraient un autre fournisseur pour, au minimum, obtenir plus pour ce 1000$. En retour, le gouvernement nous promet de réduire l'évolution des dépenses. Au lieu de grossir de 4% par année, il nous promet (et on doit s'y fier) de n'engraisser que de 2%. (Je peux me tromper dans les chiffres, mais ça ressemble à ça). C'est comme si on disait à un obèse morbide cloué sur son lit d'hôpital qu'il doit faire de gros changement à sa vie s'il veut survivre et que ce dernier promet alors de moins engraisser que les années précédentes alors qu'il devrait absolument subir un régime choc et reprendre de l'activité physique peu à peu...
Nos familles ci-haut mentionnées, elles, n'ont d'autres choix que de réduire leur train de vie dont elles auraient le droit de bénéficier suite à leurs efforts quotidiens pour augmenter leurs revenues et leurs productivités au travail, mais non. La figure abstraite qui est l'état, oblige les gens à se serrer la ceinture afin de pouvoir continuer à prendre du poids, encore et encore. Ce sont des personnes qui doivent faire les sacrifices pour alimenter une abstraction de plus en plus présente.
J'ai une question pour vous, citoyens, consommateurs, payeurs de taxes, humains. Êtes-vous vraiment convaincu que vous recevez votre juste part de services pour le prix que vous payez? Sentez-vous que les 300, 500 ou 1000$ d'impôts et frais divers qui vous sont prélevés sur chacune de vos payes vous est rendus en service ou que le prix payé ajoute à votre bonheur à sa juste valeur? Si vous répondez oui, soit vous faites partie du 40% de la population québécoise qui ne paie pas d'impôts, soit vous faites partie des 10% suivant qui en paie très peu. Donc, la moitié des gens sont satisfait du système. Pourquoi pensez-vous qu'il dure encore et que certaines gens ne trouvent pas la motivation d'aller travailler? Si on sait que 50% des gens ne paient pas leur juste dû, il est normal que ceux qui paient n'en est pas pour leur argent, mais bien pour seulement la moitié (si on ne tient pas compte de la richesse perdue en frais de gestion, qui sont, sans doute, énormes au gouvernement).
Ce qui est injuste, c'est que la portion de ceux qui paient tous les impôts a travaillé, habituellement, plus que les autres pour réussir à décrocher et à maintenir un emploi ou une entreprise qui leur permet un revenu supérieur. En retour de cette contribution importante à l'évolution de notre société (les gens mieux payés sont, en général, spécialisés et permettent l'augmentation de la productivité) on les dépouille de leurs biens sans leur consentement et on leur demande de continuer à produire pour donner une part de plus en plus grande à l'état. Qu'attendons-nous pour laisser les gens prendre leurs propres décisions? Oui à la solidarité, mais pas dans la forme actuelle contre-productive et injuste.
mercredi 14 juillet 2010
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